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Quels taux d’intérêts les banques proposent-elles pour attirer les dépôts des particuliers ? - oct. 09

5 août 2009

Débat autour de la rémunération pratiquée par les banques


Le gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer s’inquiète des « conditions de concurrence sur les dépôts à la clientèle » et des taux d’intérêts que les banques proposent pour attirer les dépôts des particuliers. Il a donc envoyé une lettre à la Fédération bancaire française, la FBF, afin de l’alerter.

En effet, il existe une différence trop importante entre le taux auquel se refinancent les banques sur le marché (entre 1 et 2%) et les taux qu’elles proposent pour les comptes d’épargne, qui peuvent aller jusqu’à 7%.

Pour Christian Noyer, « il ne s'agit pas de reprocher aux banques françaises de pratiquer des taux trop élevés, mais de dire qu'ils sont trop déconnectés des taux de marché et pèsent pas conséquent sur le coût de leur ressource et indirectement sur les taux de crédits octroyés ».

Les banques ne sont pas d’accord avec cette analyse. En effet, avec la libéralisation de l’offre de livret A, prévu dès 2008, les banques avaient déjà organisé leurs promotions. De plus, les taux des crédits immobiliers ne cessent de baisser. Les banques font donc remarquer qu’elles suivent les recommandations qui leurs sont données.

La Fédération bancaire française dénonce certaines banques étrangères (banque en ligne), comme Barclays France ou encore ING Direct, qui ont des offres agressives. Le problème est que ces banques, sont soutenues dans leur pays, et font ces offres en France, créant ainsi une situation de concurrence déloyale.

Le patron d’une grande banque française explique que « c'est un véritable scandale anticoncurrentiel. On voit les banques étrangères renouer avec des pratiques commerciales agressives en France auprès des particuliers et des entreprises, alors que d'une part, elles ont bénéficié d'aides très importantes dans leur pays qu'elles ne rembourseront jamais et, d'autre part, qu'elles ne font pas leur travail de banquier en finançant prioritairement leur économie domestique, ce que nous nous faisons ».

La FBF réfléchirait à saisir la Commission européenne.